C’était censé être une initiation printanière au cyclotourisme avec les températures clémentes de fin mai. Finalement, ce fut quatre jours de pluie et de froid. Heureusement, ça n’a pas refroidi nos ardeurs et, au dire d’Andréanne, elle recommencerait l’expérience, bien qu’elle piquerait sa tente par beau temps et une auberge en cas de pluie ! Initiation réussie ! Mais retournons à la genèse de l’aventure en janvier.
Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu Andréanne et un concours de circonstances nous a réunis en début d’année. Nous en avons profité pour l’inviter à prendre un café chez nous et prendre des nouvelles. Grande adepte de camping et de randonnée, elle suivait notre blogue depuis un moment et avait envie d’essayer un voyage à vélo, même si elle n’avait jamais organisé ce type de périple. Pour nous, c’était aussi une première, puisque jusque-là nos voyages de groupe étaient avec ma mère, avec des séjours en hôtels ou en Airbnb. J’étais vraiment motivé à l’idée de planifier ce voyage et de partager notre passion.
Dans les mois suivants, on a épluché les nombreuses cartes récupérées au salon du Vélo 2025 pour les parcours possibles pour un long week-end. La Montérégie s’est rapidement imposée comme le choix idéal : proche de Montréal et dotée de nombreuses pistes permettant de faire le circuit avec la Route des champs et la Montérégiade, la région offrait un cadre parfait pour une initiation. Nous avons réservé en mai pour profiter du congé de la fête nationale des Patriotes, en visant également à éviter les bibittes (qui, franchement, n’auraient même pas pensé à pointer le bout de leur nez avec le temps qu’il a fait) et les grosses chaleurs du début d’été. D’ailleurs, c’est dans les deux semaines précédant notre périple que je vérifiais attentivement (« maladivement » selon Sophie) la météo, pressentant dès lors un temps pluvieux.
Nous sommes partis sous un ciel couvert de nuages annonçant la pluie. Nous avons réussi à atteindre le pont Jacques-Cartier, que nous avons traversé sous la pluie pour nous réfugier sous un viaduc, afin de laisser passer le gros de l’orage, en compagnie d’autres cyclistes. On a dû attendre au moins 30 minutes avant que ça se calme suffisamment pour repartir, puis on a joué au chat et à la souris avec les averses le reste de la journée sur la Route des champs. Heureusement, il ne faisait pas trop froid et la pluie s’était arrêtée juste le temps d’installer notre tente et de préparer un souper avant la nuit.
La deuxième journée commence bien ! Il n’a pas plu de la matinée, alors on parvient à ranger notre tente sèche et se diriger vers le parc de la Yamaska sans une goutte de pluie avec un petit arrêt à Granby pour un brunch. On réussit à installer les tentes et de commencer un petit tour près du réservoir Choinière avant qu’il ne commence à pleuvoir. Heureusement, le centre d’interprétation offrait un espace couvert qui nous a permis de cuisiner et de prendre un repas chaud à l’intérieur, indispensable pour affronter des températures nocturnes avoisinant les trois degrés.
Notre troisième matin est plus difficile et il continue de mouiller en matinée. De plus, le terrain est sablonneux et j’ai un flash-back de la tente pleine de sable de notre dernier voyage au Parc du Mont-Orford. On range notre matériel détrempé et on reprend la route sous une bruine froide. Et là, révélation : il existe plus frileux que Sophie ! Andréanne portait huit couches de vêtements pour partir (elle n’en enlèvera qu’une seule au cours de la journée). Un nouvel arrêt au café de la Brûlerie nous a permis de nous réchauffer et de faire le plein d’énergie. On en aurait bien besoin.
Nous avons ensuite repris la route, bifurquant sur la Montérégiade en direction de Farnham, où un arrêt au Yamaska Café Épicerie Fine nous offre une pause bienvenue avec un excellent café. Malheureusement, la météo n’était toujours pas de notre côté : la journée est restée froide et humide. Heureusement, nous avions prévu un hébergement certifié Bienvenue cyclistes — une décision sage, puisqu’il n’y a qu’un seul camping après Saint-Jean-sur-le-Richelieu, et les distances étaient trop longues pour une initiation. On était vraiment contents de ce choix : au chaud et au sec pour la nuit, c’était tout ce qu’il nous fallait.
Notre dernière journée s’annonce mieux que la précédente et nous quittons notre petit nid douillet sous un ciel nuageux. On fait un arrêt café essentiel à Saint-Jean avant d’emprunter le canal de Chambly et retourner vers Montréal. Une petite montée sur le pont et nous voilà de retour. L’aventure aura été courte, mais on sent la réussite : malgré les températures capricieuses et le temps variable, nous avons pleinement profité du voyage, et convaincu Andréanne de possiblement tenter l’expérience à nouveau.



























Wow! Merveilleuses images, même dans la pluie! Bravo!